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lundi 13 janvier 2014

La raison ou plus simplement l’honnêteté

Nous utilisons le mot « raison » non pas dans un sens philosophique avec toutes ses implications  ; nous donnons à ce mot le simple sens d’une grande honnêteté dans la pensée, d’un équilibre mental sain, le sens d’un « insight » clair, d’une perception où il n’y a pas de tromperie ou d’auto-illusion. Sans la raison au départ, vous ne pouvez pas aller très loin. Parce ce que sans la raison vous êtes inévitablement conduits vers toutes les formes d’illusions, d’idées fausses, de peurs et tout le reste. Pour comprendre la nature et le sens de la méditation, il est absolument nécessaire de raisonner pas à pas, afin que votre esprit soit affûté, que votre cerveau soit clair, sans la moindre distorsion, sans la moindre pression. Cela ne demande aucune croyance, aucun système  ; mais cela nécessite un cerveau qui soit sensible, affûté, clair, qui puisse procéder pas à pas, non de manière illogique, non en sautant des étapes, mais avec rationalité, avec équilibre.

Oeuvres collectées Vol. 14 – Talk 6, 26 February 1964 Bombay




dimanche 12 janvier 2014

Comment pouvez-vous penser à quelque chose que vous ne connaissez pas ?

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Comment pouvez-vous penser à quelque chose que vous ne connaissez pas ?

Nous parlons d’une passion qui n’est pas stimulée, qui n’a pas de cause

Très peu réussissent à transcender cette formidable peur de la solitude ; pourtant il le faut car le véritable trésor se trouve au-delà.

Juste être conscient – qu’est-ce que cela signifie ?…notre conditionnement est vraiment très profond. Cela exige beaucoup d’investigation, de compréhension.


La conscience n’est pas quelque chose de mystérieux que vous devez pratiquer ; elle n’est pas quelque chose qui peut être apprise seulement de l’orateur, ou de quelque personnage barbu ou autre. Tout ce genre de choses fantaisistes est trop absurde. Juste être conscient – qu’est-ce que cela signifie ? Être conscient que vous êtes assis là, et que je suis assis ici ; que je vous parle et que vous m’écoutez ; être conscient de cette salle, de sa forme, de son éclairage, de l’acoustique ; observer les couleurs variées que portent les gens, leurs attitudes, leur effort pour écouter, leurs raclements de gorge, leur lassitude, leur ennui, leur insatisfaction de ne pas être en mesure d’obtenir à partir de ce qu’ils entendent quelque chose à rapporter à la maison ; leur accord ou leur désaccord avec ce qui est dit. Tout cela s’inscrit dans le cadre de la conscience – une partie très superficielle.


Derrière cette observation superficielle il y a la réponse de notre conditionnement : j’aime et je n’aime pas, je suis Britannique et vous n’êtes pas Britannique, je suis Catholique et vous êtes Protestant. Et notre conditionnement est vraiment très profond. Cela exige beaucoup d’investigation, de compréhension. Être conscient de nos réactions, de nos motivations cachées et de nos réponses conditionnées – cela aussi fait partie de la conscience.


Vous ne pouvez pas être totalement conscient si vous êtes en train de faire un choix. Si vous dites : « Ceci est bon et cela est mauvais », le bon et le mauvais dépendent de votre conditionnement. Ce qui est bon pour vous peut être mauvais en Extrême-Orient. Vous croyez à un sauveur, au Christ, mais pas eux, et vous pensez qu’ils vont aller en enfer à moins qu’ils ne croient comme vous. Vous avez les moyens de bâtir des cathédrales merveilleuses, alors qu’eux peuvent adorer une image en pierre, un arbre, un oiseau, ou un rocher, et vous dites : « Comme c’est idiot, comme c’est païen ! ». Être conscient c’est être conscient de tout ceci, sans choix ; c’est être totalement conscient de toutes vos réactions conscientes et inconscientes. Et vous ne pouvez pas être totalement conscient si vous condamnez, si vous justifiez, ou si vous dites : « Je vais garder mes croyances, mes expériences, mon savoir. » Alors vous êtes conscient seulement de manière partielle, et la conscience partielle est une véritable cécité.


Voir ou comprendre n’est pas une question de temps, ce n’est pas une question de graduations. Ou vous voyez ou vous ne voyez pas. Et vous ne pouvez pas voir si vous n’êtes pas profondément conscient de vos propres réactions, de votre propre conditionnement. Étant conscient de votre conditionnement, vous devez le regarder sans choix ; il vous faut voir le fait et non donner une opinion ou un jugement sur le fait. En d’autres termes, il vous faut regarder le fait sans la pensée. Alors, il y a une conscience, un état d’attention sans un centre, sans frontières, où le connu n’interfère pas.


Œuvres collectées, Vol. XIII – 188




Ne pas juger !

samedi 11 janvier 2014

les subtilités rusées de l’auto-protection.

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Ce n’est que lorsque l’esprit, qui a pris abri derrière les murs de l’autoprotection, se libère de ses propres créations qu’il peut y avoir cette exquise réalité. Après tout, ces murs d’auto-protection sont les créations de l’esprit qui, conscient de son insuffisance, construit ces murs de protection, et derrière eux, prend abri. Nous avons construit ces barrières, consciemment ou inconsciemment, et notre esprit est tellement estropié, attaché, retenu que l’action apporte davantage de conflit et de nouveaux troubles. Donc, la simple recherche de la solution à vos problèmes ne va pas libérer l’esprit de la création des nouveaux problèmes. Tant que ce centre d’auto-protection, né d’une insuffisance, existe, il doit y avoir des perturbations, une peine énorme et la douleur ; et vous ne pouvez pas libérer l’esprit de la peine en le disciplinant à ne pas être insuffisant. C’est-à-dire, vous ne pouvez pas vous discipliner vous-même, ou être influencé par les conditions et l’environnement, afin de ne pas être superficiel. Vous vous dites à vous-même : « Je suis superficiel ; je reconnais le fait, et comment vais-je m’en débarrasser ? » Je dis, ne cherchez pas à vous en débarrasser, ce qui est simplement un processus de substitution, mais prenez conscience, devenez conscient de ce qui est la cause de cette insuffisance. Vous ne pouvez pas exiger cela ; vous ne pouvez pas le forcer ; cela ne peut pas être influencé par un idéal, par la peur, par la poursuite de la jouissance et des pouvoirs. Vous ne pourrez découvrir la cause de l’insuffisance que par le fait d’être conscient. C’est-à-dire, qu’en regardant dans l’environnement et en perçant sa signification, il vous sera révélé les subtilités rusées de l’auto-protection.


La liberté totale : Krishnamurti l’Essentiel. J.Krishnamurti. (Total Freedom : The Essential Krishnamurti. J. Krishnamurti.)




jeudi 9 janvier 2014

Quand J’observe mes pensées il y a une grande tension.

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Interlocuteur : Quand J’observe mes pensées il y a une grande tension


Krishnamurti : Quand on observe ses pensées, dit cette personne, il y a un plus grand stress, un plus grand conflit. Pourquoi ceci a-t-il lieu ? Lorsque vous observez votre pensée pourquoi devrait-il y avoir du stress ? Il y a stress, tension, conflit, parce que vous regardez votre pensée avec les yeux de la condamnation, de la comparaison, du jugement, vous ne l’observez pas. Lorsque je regarde ce microphone, je peux le regarder et ne pas en faire un stress. Mais si je dis : "je ne l’aime pas’, il devient immédiatement un stress. Nous comparons et jugeons parce que nous sommes conditionnés à tout regarder dans notre vie, avec condamnation, comparaison ou justification ; jamais à regarder les choses telles qu’elles sont, sans rien de tout ceci. Alors, vous constaterez, Messieurs, que la vie devient très simple : il suffit d’observer.


Entretiens en Europe 1967 – Cinq entretiens à Amsterdam (5) p.144 – Servire / Wassenaar. The Netherlands




mercredi 8 janvier 2014

La méditation n’est pas seulement une constante prise de conscience de soi, mais un constant abandon du soi.

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La méditation n’est pas seulement une constante prise de conscience de soi, mais un constant abandon du soi. C’est depuis la pensée juste qu’il y a la méditation, à partir de laquelle naît la tranquillité de la sagesse ; et c’est dans celle-ci que se réalise la sérénité la plus haute.


Écrire ce que l’on pense et ressent, ses désirs et ses réactions, provoque une conscience intérieure, la coopération de l’inconscient avec le conscient, et donc, conduit à son tour vers l’intégration et la compréhension.


Le livre de la vie – J.Krishnamurti – Citation pour le 21 novembre.




mardi 7 janvier 2014

Etre libre de toute autorité, de la vôtre et de celle d’un autre, c’est mourir à toutes les choses d’hier

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Etre libre de toute autorité, de la vôtre et de celle d’un autre, c’est mourir à toutes les choses d’hier, de sorte que votre esprit est toujours frais, toujours jeune, innocent, plein de vigueur et de passion. C’est seulement dans cet état que l’on apprend et observe. Et pour cela, une grande conscience est nécessaire, la conscience réelle de ce qui se poursuit à l’intérieur de vous-même, sans la corriger ou dire d’elle ce qu’elle devrait ou ne devrait pas être, parce que dès le moment où vous la corrigez vous avez mis en place une autre autorité, un censeur.

Mourir à toutes les choses d’hier – Se Libérer du Connu