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mercredi 27 novembre 2013

L’individu est détruit par la compulsion.

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Les religions organisées, les croyances organisées, et les états totalitaires sont très semblables car ils veulent tous détruire l’individu par la compulsion, la propagande et par diverses formes de coercitions. La religion organisée fait la même chose, elle le fait simplement d’une manière différente. Ainsi, vous devez accepter, vous devez croire, vous êtes conditionnés.


La tendance globale à la fois du communisme et des organisations prétendues spirituelles est de mouler l’esprit selon un modèle particulier de comportement parce que l’individu laissé à lui-même devient rebelle. Ainsi, l’individu est détruit par la compulsion, par la propagande, il est contrôlé, dominé, pour le bien de la société, pour le bien de l’Etat et ainsi de suite.


Les prétendues organisations religieuses font de même, juste avec un peu plus de méfiance, un peu plus de subtilité, parce que, là encore, les gens doivent croire, doivent réprimer, doivent contrôler, et tout le reste. Le processus global consiste à dominer le soi sous une forme ou sous une autre. Par la compulsion, c’est l’action collective qui est recherchée.


C’est ce que veulent la plupart des organisations, que ce soient les organisations économiques ou religieuses. Elles veulent une action collective, ce qui signifie que l’individu doit être détruit. Finalement, cela ne peut vouloir dire que cela. Vous acceptez le Communisme, la théorie Marxiste ou les doctrines Hindoues, Bouddhistes ou Chrétiennes, et par conséquent vous espérez provoquer une action collective.


Oeuvres collectées, Vol. VI – 279




samedi 26 octobre 2013

Existe-t-il un autre type de perception ?

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La perception, la lucidité nous a montré la nature du piège, et il s’ensuit la négation de tous les pièges


Question. – Existe-t-il un autre type de perception ? Peut-il exister une autre dimension dans la prise de conscience ?


Réponse. – Encore une fois, soyons prudents, soyons absolument certains de ne pas poser une question avec un mobile. S’il y a un motif, nous sommes retombés dans le piège de la réaction conditionnée. Mais quand l’observateur est totalement silencieux, et non pas contraint au silence, assurément une nouvelle qualité de perceptivité a pris naissance.


Question. – Mais quelle action peut-il y avoir en aucune circonstance sans qu’il y ait observateur – quelle question, quelle action ?


Réponse. – Encore une fois cette question la posez-vous depuis cette rive du fleuve ou depuis l’autre ? Si vous êtes sur l’autre rive du fleuve, la question vous ne la poserez pas ; si vous êtes sur cette rive-ci votre action se poursuivra sur elle. Il y a donc une perceptivité propre à cette rive-ci avec sa structure, sa nature et tous ses pièges ; vouloir s’évader du piège c’est tomber dans un autre piège. Et tout cela est d’une monotonie mortelle !

La perception, la lucidité nous a montré la nature du piège, et il s’ensuit la négation de tous les pièges ; ainsi l’esprit est vide. Il est vidé du « moi » et du piège. L’esprit a maintenant une qualité différente, une dimension différente dans sa perceptivité. Cette perceptivité ne perçoit pas qu’elle perçoit…