Translate

Affichage des articles dont le libellé est December 22. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est December 22. Afficher tous les articles

dimanche 22 décembre 2013

nous ne semblons pas capables de mourir dans la dignité et la simplicité, avec le sourire.

20131222-081842.jpg


Malgré le grand nombre de médecins, les médicaments et les hôpitaux, les opérations et tous les efforts de l’existence comme ses plaisirs, nous ne semblons pas capables de mourir dans la dignité et la simplicité, avec le sourire.


Ce matin, nous descendions sur la route. C’était le printemps et le ciel était exceptionnellement bleu, sans le moindre nuage, le soleil chaud sans excès. On se sentait bien. Les feuilles brillaient dans l’air étincelant. Tout était vraiment d’une beauté extraordinaire. La haute montagne était là, impénétrable, entourée de collines verdoyantes. Comme nous marchions tranquillement, sans trop penser, nous avons aperçu à nos pieds une feuille morte, marquée de jaune et de rouge éclatant, une feuille d’automne. Comme elle était belle, si simple dans sa mort, si vivante, pleine de la beauté de la vitalité de son arbre, de l’été. Elle ne s’était pas fanée. En la regardant de près, on pouvait distinguer toutes ses nervures, sa tige et sa forme parfaite. Dans cette feuille s’inscrivait l’arbre entier.


Pourquoi les hommes meurent-ils si lamentablement, dans une telle affliction, dans la maladie, les infirmités du grand âge, la sénilité et cette affreuse décrépitude du corps ? Pourquoi ne peuvent-ils pas mourir naturellement, aussi beaux dans la mort que cette feuille ? Qu’est-ce qui ne va pas en nous ? Malgré le grand nombre de médecins, les médicaments et les hôpitaux, les opérations et tous les efforts de l’existence comme ses plaisirs, nous ne semblons pas capables de mourir dans la dignité et la simplicité, avec le sourire.


Dernier Journal – Vendredi 30 mars 1984




La peur n’est pas simplement à la surface de l’esprit.

20131222-074945.jpg


La peur n’est pas simplement à la surface de l’esprit.


Pour comprendre ce problème de la peur, vous devez y entrer le plus profondément possible, parce que la peur n’est pas simplement à la surface de l’esprit. La peur ce n’est pas seulement être effrayé par votre voisin ou perdre un emploi ; c’est beaucoup plus profond que cela, et comprendre cela requiert une pénétration en profondeur. Pour pénétrer profondément, vous avez besoin d’un esprit très aiguisé, et l’esprit n’est pas rendu aiguisé par de simples argumentations ou évitements.


On doit entrer dans le problème pas à pas, et c’est pourquoi il est très important de comprendre ce processus entier de donner un nom. Quand vous nommez un groupe entier de gens en les appelant Musulmans, ou ce que vous voulez, vous vous débarrassez d’eux ; vous n’avez pas besoin de les regarder comme des individus, ainsi le nom, le mot, vous a empêché d’être un être humain dans une relation avec d’autres êtres humains. De la même façon, quand vous nommez un sentiment, vous n’observez pas le sentiment, vous n’êtes pas totalement avec le fait.


Oeuvre collectées, Vol. XI -151