Translate

Affichage des articles dont le libellé est March 24. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est March 24. Afficher tous les articles

lundi 24 mars 2014

L’amour se donne lui-même en abondance, comme une fleur donne son parfum.

L’amour se donne lui-même en abondance, comme une fleur donne son parfum.


Avoir de la sensibilité c’est aimer. Le mot aimer n’est pas l’amour. L’amour ne peut pas être divisé en amour de Dieu et amour pour l’homme, ni peut-il être mesuré en tant qu’amour pour une personne ou pour l’humanité. L’amour se donne lui-même en abondance, comme une fleur donne son parfum. Mais on le mesure tout le temps dans les relations humaines et, de ce fait, on le détruit.


L’amour n’est pas une denrée pour réformateurs ou travailleurs sociaux ; ce n’est pas un instrument politique destiné à créer de l’action. Lorsque le politicien et le réformateur parlent d’amour, ils se servent du mot et n’entrent pas du tout en contact avec sa réalité, car l’amour ne peut pas être utilisé en tant que moyen pour une fin, immédiate ou dans un lointain futur. L’amour est de la Terre entière, non d’un certain champ ou d’une certaine forêt. L’amour de la réalité n’est circonscrit par aucune religion, et quand les religions organisées s’en servent, il cesse d’être. Les Sociétés, les religions organisées, les gouvernements autoritaires, par leurs activités diligentes, détruisent sans le savoir l’amour qui pourrait devenir passion en acte.


Dans le total développement de l’être humain que produit une éducation correcte, la qualité d’amour doit être nourrie et soutenue dès les premiers pas. L’amour n’est ni du sentimentalisme ni de la dévotion. Il est aussi fort que la mort. On ne peut pas l’acheter avec des connaissances ; l’esprit qui, sans amour, poursuit des connaissances, fait commerce de cruauté, ne vise qu’à l’efficience.

Face à la vie – Krishnamurti




Ne me dites pas ce que vous êtes, mais ayez conscience de ce que vous êtes, quoi que vous soyez, si agréable ou déplaisant que cela soit.

Ne me dites pas ce que vous êtes, mais ayez conscience de ce que vous êtes, quoi que vous soyez, si agréable ou déplaisant que cela soit.


Nous nous plaçons tous à tel ou tel niveau, et nous tombons constamment de ces hauteurs. C’est de ces chutes que nous avons honte. C’est l’amour-propre qui est la cause de notre honte, de notre chute. C’est l’amour-propre qu’il faut comprendre, et non la chute. Si vous ne vous mettiez pas sur un piédestal, comment pourriez-vous tomber ? Pourquoi vous êtes-vous mis sur un piédestal appelé amour-propre, dignité humaine, idéal, et ainsi de suite ? Si vous pouvez comprendre cela, alors il n’y aura plus de honte du passé ; toute honte aura disparu. Vous serez ce que vous êtes sans piédestal. S’il n’y a pas de piédestal, s’il n’y a pas cette hauteur d’où vous regardez plus bas ou plus haut que vous, alors vous êtes ce dont vous vous êtes toujours tenu à l’écart. C’est cet éloignement de ce qui est, cette fuite devant ce que vous êtes, qui engendre la conclusion, l’antagonisme, la honte et la haine. Ne me dites pas ce que vous êtes, mais ayez conscience de ce que vous êtes, quoi que vous soyez, si agréable ou déplaisant que cela soit : vivez avec cela sans le justifier, sans y résister. Vivez avec cela sans lui donner de nom, car donner un nom, c’est prononcer une condamnation, c’est opérer une identification. Vivez avec cela sans peur, car la peur empêche la communion, et sans communion vous ne pouvez pas vivre avec cela. Etre en communion, c’est aimer. Sans amour, vous ne pouvez pas effacer le passé ; avec l’amour, il n’y a pas de passé. Aimez, et le temps n’existe pas.

J. Krishnamurti Commentaires sur la vie Tome 1, Chapitre 57 L’amour-propre