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samedi 2 novembre 2013

Quand existe cet équilibre complet entre le principe masculin et le principe féminin, alors l’organisme ne tombe jamais vraiment malade.

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Krishnamurti. – Vous posez une question sur l’état de conscience qui est hors du temps ?


P. – Dans chaque individu, on peut distinguer l’action de l’élément masculin et de l’élément féminin. L’alchimiste voyait la nécessité d’une union, d’un équilibre. Est-ce valable selon vous ?


Kr. – Je crois qu’on peut l’éprouver en soi-même. J’ai souvent observé qu’en chacun de nous il y a des éléments masculins et féminins. Ou ils existent dans un état d’équilibre parfait, ou bien dans un état de déséquilibre. Quand existe cet équilibre complet entre le principe masculin et le principe féminin, alors l’organisme physique ne tombe jamais vraiment malade ; il peut y avoir maladie superficielle, mais profondément il n’y a alors pas de maladie propre à détruire l’organisme. C’est probablement cela que les Anciens ont recherché. Ils ont identifié la chose avec le mercure et le mica, mâle et femelle, et par la méditation, l’étude, et peut-être par certaines médications, ils ont cherché à créer cette harmonie parfaite. On peut très bien voir en soi-même l’action de ces deux principes se poursuivre. Quand l’un ou l’autre devient exagéré, le déséquilibre engendre la maladie ; non point des maux suprficiels, mais la maladie dans les tréfonds de l’organisme. Personnellement, j’ai remarqué en moi-même, dans différentes situations et sous différents climats, avec certaines personnes qui sont naturellement agressives et violentes que l’élément masculin est pluss prononcé. Et cette prépondérance, un autre l’utilise alors pour s’affirmer. Et par contre, s’il y a trop de féminité ambiante, l’élément masculin ne devient pas agressif, mais se retire sans manifester aucune résistance.


Tradition et révolution. Pages 24 et 25. Chapître Alchimie et mutation. Editions Stock/Monde ouvert. 1978


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Faites-le, et vous verrez

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Question : Monsieur, s’il n’y a aucun effort, s’il n’y a aucune méthode, alors toute transition vers l’état de prise de conscience, tout déplacement vers une nouvelle dimension doit être un accident dû à un complet hasard, et donc sans lien avec ce que vous auriez pu dire sur le sujet.


Krishnamurti : Ah non, Monsieur ! [plus fort] J’ai dit que l’on doit prendre conscience. En prenant conscience, on découvre comment on est conditionné. En prenant conscience, je sais que je suis conditionné – comme Hindou, Bouddhiste, Chrétien ; je suis conditionné comme nationaliste : Anglais, Allemand, Russe, Indien, Américain, Chinois – je suis conditionné. Nous ne nous sommes jamais attelé à cela. C’est la poubelle que nous sommes, et nous espérons que quelque chose de merveilleux va pousser à partir de ça, mais j’ai peur que ce ne soit pas possible.


Etre conscient ne signifie pas avoir une chance, le corps ne devient pas seulement hautement sensible, mais c’est toute l’entité qui est activée ; il y a une nouvelle énergie qui lui est donnée. Faites-le, et vous verrez. Ne restez pas assis sur le rivage à spéculer à propos de la rivière ; sautez dedans et suivez le courant de cette prise de conscience, et vous trouverez par vous-même à quel point sont extraordinairement limitées nos pensées, nos sentiments, et nos idées. Nos projections des dieux, sauveurs, maîtres – tout cela devient si évident, si puéril.