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dimanche 17 novembre 2013

Penser au futur c’est avoir des racines dans le sol de l’incertitude.

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Il doit y avoir réaction ou autrement c’est la mort ; mais s’assurer que cette réaction ne prolonge pas sa racine dans le présent ou dans le futur c’est le problème. La pensée est destinée à surgir, mais en être conscient et en finir avec elle immédiatement est essentiel. Penser à la pensée, l’examiner, jouer avec elle, revient à la prolonger, à lui donner racine. Il est réellement important de comprendre ceci.


Voir comment l’esprit pense à la pensée c’est réagir au fait. La réaction est la tristesse et ainsi de suite. Commencer à se sentir triste, penser aux conséquences futures, compter les jours, etc., c’est donner racine à la pensée au sujet du fait. Ainsi l’esprit crée des racines, et ensuite comment les déraciner devient un autre problème, une autre idée. Penser au futur c’est avoir des racines dans le sol de l’incertitude.


Lettres à une jeune amie – 26




Ils pensent savoir ce qui est bon pour l’homme.

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Il me semble que le monde entier cherche à capturer l’esprit humain. Nous avons créé le monde psychologique de la relation, le monde dans lequel nous vivons, et celui-ci nous contrôle en retour, modelant notre pensée, nos activités, notre être psychologique. Chaque organisation politique et religieuse, vous le constaterez, en a après l’esprit de l’homme – dans le sens de vouloir le capturer, le façonner selon un certain modèle.


Les élites dirigeantes du monde communiste conditionnent de manière évidente l’esprit de l’homme dans toutes les directions, et c’est également vrai des religions organisées à travers le monde, qui depuis des siècles ont essayé de façonner la manière de penser de l’homme. Chaque groupe spécialisé, qu’il soit religieux, séculier, ou politique, tâche d’attirer et de maintenir l’homme à l’intérieur du modèle que ses livres, ses chefs, le petit groupe qui détient la puissance pensent être bon pour lui.


Ils pensent qu’ils connaissent le futur ; ils pensent qu’ils connaissent ce qui est ultimement bon pour l’homme. Les prêtres, avec leur soit-disant autorité religieuse, aussi bien que les puissants de ce monde – qu’ils soient à Rome, à Moscou, en Amérique, ou n’importe où – tous essayent de contrôler le processus de pensée de l’homme, n’est-ce pas ? Et la plupart d’entre nous acceptent avec empressement une certaine forme d’autorité et se soumettent à elle. Ils sont très peu ceux qui échappent à l’emprise de ce contrôle organisé de l’homme et de sa pensée.




Si vous arrêtiez de croire, vous pourriez perdre votre emploi, vous pourriez découvrir soudain que vous n’êtes personne.

La croyance n’est pas la réalité. Vous pouvez croire en Dieu, mais votre croyance n’a pas plus de réalité que celle de l’homme qui ne croit pas en Dieu. Votre croyance est le résultat de votre pensée, de votre religion, de vos peurs, et l’incroyance du communiste et d’autres est également le résultat de leur conditionnement. Pour trouver ce qui est vrai , l’esprit doit être libre de la croyance comme de l’incroyance.


Je sais que vous souriez et que vous approuvez, mais vous continuerez toujours à croire parce que c’est tellement plus commode, tellement plus respectable et sécurisant. Si vous arrêtiez de croire, vous pourriez perdre votre emploi, vous pourriez découvrir soudain que vous n’êtes personne. C’est être libre de la croyance qui compte, et non votre sourire et votre approbation dans cette pièce.


Oeuvres collectées, Vol. VIII – 294