Beaucoup d’entre vous vivent en ville avec la foule, le bruit et la saleté de l’environnement. Probablement, vous n’avez pas souvent de contact avec la nature. Mais il y a la mer, merveilleuse, et vous n’êtes pas en relation avec elle. Vous la regardez, vous y nagez peut-être, mais la sensation de cette mer, son énorme vitalité et son énergie, la beauté de la vague s’écrasant sur le rivage – il n’y a pas communication entre vous et ce merveilleux mouvement de la mer. Et, si vous n’avez pas de rapport à cela, comment pouvez-vous avoir un rapport à l’autre ? Si vous ne percevez pas la mer, la qualité de l’eau, les vagues, l’immense vitalité de la marée qui monte et descend, comment pourriez-vous être conscient, être sensible à la relation humaine ? Je vous en prie, il est très important de comprendre cela, car la beauté n’est pas seulement dans la forme physique, l’essence de la beauté est dans cette qualité de sensibilité, la qualité de l’observation de la nature.
De la nature et de l’environnement
Une famille et une histoire comme tant d'autres, l'envie de la partager (avec personne peut être)mais sûrement le besoin ineffable de déverser ici des moments de notre vie. Sans doute une histoire d'égo frustré me pousse à faire cela, mais je tenterai à travers ces lignes de me faire pardonner. Avec enfin, un projet mal embouqué de partir découvrir le monde sur un voilier. La pure folie encore ici...
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jeudi 21 novembre 2013
La beauté et l’observation de la nature.
mardi 19 novembre 2013
C’est seulement un esprit confus qui choisit
Il y a parmi les concepts fallacieux celui qui prétend que l’homme est libre. Bien sûr, l’homme est libre de ses choix, mais quand il choisit, il est déjà dans la confusion. Quand vous voyez quelque chose vraiment clairement, vous ne faites pas de choix. S’il vous plaît observez ce fait en vous-même. Quand vous voyez quelque chose très clairement, où est la nécessité de choisir ? Il n’y a pas de choix. C’est seulement un esprit confus qui choisit, qui dit :« Ceci est bon, ceci est mauvais, je dois faire cela parce que c’est juste », et ainsi de suite, pas un esprit clair et précis qui voit directement les choses. Pour un tel esprit il n’est pas de choix.
Voyez-vous, nous disons que nous choisissons et que de ce fait, nous sommes libres. C’est l’une des absurdités que nous avons inventée, car fondamentalement, nous ne sommes pas libres du tout. Nous sommes conditionnés, et il faut une compréhension énorme de ce conditionnement pour être libre.
lundi 18 novembre 2013
Nous vénérons le succès.
Nous voulons tous devenir quelque chose : pacifiste, héros de guerre, millionnaire, homme vertueux, ou ce que vous voulez. Le désir profond de devenir entraîne le conflit, et ce conflit produit la guerre. Il n’y a de paix que s’il n’y a aucun désir de devenir quelque chose, et c’est le seul état véritable parce que dans cet état de solitude il y a création, il y a réalité.
Mais cela est complètement étranger à la structure entière de la société, qui est la projection de vous-même. Vous vénérez le succès. Votre dieu est le succès, lequel donne les titres, les diplômes, la position, et l’autorité. Il y a une bataille constante en vous – la lutte pour accomplir ce que vous voulez. Vous n’avez jamais un moment de paix, il n’y a jamais de paix dans votre coeur parce que vous tâchez constamment de devenir quelque chose, de progresser. Ne vous trompez pas sur le sens du mot progrès. Les choses mécaniques progressent, mais la pensée ne peut jamais progresser, sauf à propos de son propre devenir.
Oeuvres collectées, Vol. VI – 196
dimanche 17 novembre 2013
Penser au futur c’est avoir des racines dans le sol de l’incertitude.
Il doit y avoir réaction ou autrement c’est la mort ; mais s’assurer que cette réaction ne prolonge pas sa racine dans le présent ou dans le futur c’est le problème. La pensée est destinée à surgir, mais en être conscient et en finir avec elle immédiatement est essentiel. Penser à la pensée, l’examiner, jouer avec elle, revient à la prolonger, à lui donner racine. Il est réellement important de comprendre ceci.
Voir comment l’esprit pense à la pensée c’est réagir au fait. La réaction est la tristesse et ainsi de suite. Commencer à se sentir triste, penser aux conséquences futures, compter les jours, etc., c’est donner racine à la pensée au sujet du fait. Ainsi l’esprit crée des racines, et ensuite comment les déraciner devient un autre problème, une autre idée. Penser au futur c’est avoir des racines dans le sol de l’incertitude.
Lettres à une jeune amie – 26
Ils pensent savoir ce qui est bon pour l’homme.
Il me semble que le monde entier cherche à capturer l’esprit humain. Nous avons créé le monde psychologique de la relation, le monde dans lequel nous vivons, et celui-ci nous contrôle en retour, modelant notre pensée, nos activités, notre être psychologique. Chaque organisation politique et religieuse, vous le constaterez, en a après l’esprit de l’homme – dans le sens de vouloir le capturer, le façonner selon un certain modèle.
Les élites dirigeantes du monde communiste conditionnent de manière évidente l’esprit de l’homme dans toutes les directions, et c’est également vrai des religions organisées à travers le monde, qui depuis des siècles ont essayé de façonner la manière de penser de l’homme. Chaque groupe spécialisé, qu’il soit religieux, séculier, ou politique, tâche d’attirer et de maintenir l’homme à l’intérieur du modèle que ses livres, ses chefs, le petit groupe qui détient la puissance pensent être bon pour lui.
Ils pensent qu’ils connaissent le futur ; ils pensent qu’ils connaissent ce qui est ultimement bon pour l’homme. Les prêtres, avec leur soit-disant autorité religieuse, aussi bien que les puissants de ce monde – qu’ils soient à Rome, à Moscou, en Amérique, ou n’importe où – tous essayent de contrôler le processus de pensée de l’homme, n’est-ce pas ? Et la plupart d’entre nous acceptent avec empressement une certaine forme d’autorité et se soumettent à elle. Ils sont très peu ceux qui échappent à l’emprise de ce contrôle organisé de l’homme et de sa pensée.
Si vous arrêtiez de croire, vous pourriez perdre votre emploi, vous pourriez découvrir soudain que vous n’êtes personne.
La croyance n’est pas la réalité. Vous pouvez croire en Dieu, mais votre croyance n’a pas plus de réalité que celle de l’homme qui ne croit pas en Dieu. Votre croyance est le résultat de votre pensée, de votre religion, de vos peurs, et l’incroyance du communiste et d’autres est également le résultat de leur conditionnement. Pour trouver ce qui est vrai , l’esprit doit être libre de la croyance comme de l’incroyance.
Je sais que vous souriez et que vous approuvez, mais vous continuerez toujours à croire parce que c’est tellement plus commode, tellement plus respectable et sécurisant. Si vous arrêtiez de croire, vous pourriez perdre votre emploi, vous pourriez découvrir soudain que vous n’êtes personne. C’est être libre de la croyance qui compte, et non votre sourire et votre approbation dans cette pièce.
Oeuvres collectées, Vol. VIII – 294
mercredi 13 novembre 2013
Comment pouvez-vous penser à quelque chose que vous ne connaissez pas ?
Interlocuteur : Le fait de penser à Dieu ne participe-t-il pas à l’avènement de sa réalisation ?
Krishnamurti : Peut-on vraiment penser à Dieu, le concevoir ? Peut-on être convaincu de son existence par la lecture de témoignages ? L’athée, lui aussi, a ses témoignages probants ; il a probablement étudié tout autant que vous, et il affirme que Dieu n’existe pas. Vous croyez qu’il existe, lui non ; vous avez tous deux une croyance, et vous passez tous deux votre temps à penser à Dieu. Mais avant de réfléchir à quelque chose qu’on ne connaît pas, il faut d’abord découvrir ce qu’est penser, ne croyez-vous pas ? Comment pouvez-vous penser à quelque chose que vous ne connaissez pas ?
Peut-être avez-vous lu la Bible, la Bhagavad Gîtâ, ou d’autres textes dans lesquels des auteurs érudits ont très habilement décrit ce qu’est Dieu, affirmant ceci ou réfutant cela, et pourtant, tant que vous ne connaîtrez pas le processus de votre pensée, la notion que vous avez de Dieu risque fort d’être stupide, et en général elle l’est. Vous pouvez rassembler force témoignages en faveur de l’existence de Dieu, et écrire à ce sujet des articles très intelligents, mais il est évident que la première question qui se pose est celle-ci : comment savez-vous que ce que vous pensez est vrai ? La pensée peut-elle jamais donner accès à l’expérience de ce qui est inconnaissable ? Ce qui ne signifie pas que vous deviez forcément, sur le plan émotionnel, sentimental, accepter n’importe quelle niaiserie au sujet de Dieu.